Nada Issa
D’origine syrienne, Nada Issa a passé sa jeunesse au bord de la Méditerranée. En 2008, elle a jeté l’ancre sur les rives du Rhône et de la Saône, à Lyon, pour faire une thèse de doctorat en sémiotique littéraire, soutenue en 2015, et elle y est restée. Deux aventures professionnelles lui ont permis de faire voile vers sa langue maternelle : la Fabrique Européenne des traducteurs en 2013 (Arles-Marrakech) et l’enseignement d’arabe à l’École Normale Supérieure de Lyon entre 2014 et 2016. Aujourd’hui, elle trace son chemin, portée par la brise du Levant.
Déjà parus au Port a jauni : traduction en arabe de…
Terrains vagues (poèmes de Géraldine Hérédia, illustrations de Benoît Guillaume)
Macadam – Courir les rues (poèmes de Mo Abbas, illustrations de Julien Martinière)
Par hasard (poèmes de Ramona Badescu, illustrations de Benoît Guillaume)
Poèmes de roches et de brumes (poèmes de Carl Norac, illusrations d’Arno Célérier)
Les chaises (poèmes de Rapahële Frier, illustrations de Clothilde Staës)
Sauvage (histoire de Layla Zarqa, illustrations de Salah Elmour)
Poèmes sur un fil (poèmes deGéraldine Hérédia, illustrations de Clothilde Staës)
© dessin de Tamar Katrib
Né au Caire en 1940, Mohieddine Ellabbad y est décédé quelques mois avant le printemps arabe, à l’automne 2010. Illustrateur et graphiste de renom, il laisse derrière lui une œuvre éditoriale et graphique remarquable, une réflexion sur l’image et le livre arabes absolument déterminante et unique. Mohieddine Ellabbad parlait en tant qu’homme de terrain, praticien de l’image, initiateur et directeur de projets éditoriaux précurseurs.

حجر ذات يوم


Catherine Chardonnay est née en 1975 et vit depuis des années à Marseille entourée des ami.e.s de l’Atelier Pan. Elle aime dessiner des masques sans doute pour se cacher un peu derrière, dont ceux de
Mo Abbas écrit avec ses pieds. Poète arpenteur, la ville est son terrain de jeu. Dans ses balades, il se déplace sur la frontière ténue qui sinue entre le banal et l’incongru : tuyaux percés, trottoirs défoncés, immeubles en ruines, plaques de rues ou d’égouts rouillés, panneaux de signalisation, devantures de snacks, cris, bruits, voix, sons, klaxons, têtes, bêtes… Il observe et consigne tout, sur un morceau de papier ou dans un coin de sa tête. Et parfois… macadam !
Laszlo Lounis est né en 2005 d’un père tagueur zingueur berbère et d’une mère danseuse de flamenco argentin. Et pourtant, comme l’atteste son autoportrait, il reste zen. Dans son monde de dessins, il collectionne des séries de monstres, d’insectes et de dragons ! Pour Zoë, il en dessiné plein, elle les rencontre jusqu’au bout de la nuit.

Carmen Aïdé est née en 2008 dans un chantier de maison en construction. Elle aime aller dehors avec Zélie et ses ami.e.s, faire exploser sa cuisine en préparant à manger, les cookies au chocolat, ses frères et sœur, inventer des histoires à partir du monde réel.
