Le soleil de Louxor

poèmes de Ramona Bădescu * illustrations de Benoît Guillaume
traduit en arabe par Golan Haji

Le soleil de Louxor est comme un motif.
Il rythme les poèmes en mouvement, allant de Louxor sur la rive droite du Nil où le soleil se lève, à Gournah sur la rive gauche du Nil où le soleil se couche.
Le soleil de Louxor nourrit la dualité de ces lieux : l’ombre et la lumière, les vivants et les morts, le jour et la nuit, Louxor où l’on vit et prie, Gournah où l’on meurt et voyage vers l’au-delà, sur une rive le temple, sur l’autre les tombes.
Ce recueil de poèmes est bâti comme une architecture autour du soleil, qui structure le livre et son langage.

Après L’heure égyptienne consacrée au temps et au rythme des grandes villes du Caire et Alexandrie, après Les yeux Fayoum consacrés au portrait et au regard à travers le temps dans cette oasis proche du Caire, Le soleil de Louxor est le dernier livre de la trilogie consacrée à l’Égypte par le duo Ramona Bădescu et Benoît Guillaume. Ensemble, ils voyagent et s’installent au même endroit au même moment, l’une écrit tandis que l’autre dessine, et ainsi, naissent les livres.

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17 x 22 cm | broché | 32 pages | poèmes | mai 2025 | 12 €
isbn : 978-2-494753-29-7

Tant de temps

poèmes de Bernard Friot * illustrations de Walid Taher
traduit en arabe par Golan Haji

Des temps successifs se succèdent dans la création de ce recueil.
Le temps des carnets à dessin de Walid Taher, qu’il remplit de façon compulsive sur des thèmes libres et qu’il nous montre à chaque retrouvailles : son carnet sur le temps qui passe était dédié à la fugacité des heures, les visages et les montres, les horloges et les bateaux, les passants dans la rue, les chiffres et les aiguilles, une déclinaison sur l’existence, le collectif et l’éphémère.
Puis le temps du poème de Bernard Friot qui commence comme un jeu de mots homonymes :
••• Tant de pierres. Temps des pierres.
••• Tant, tant de temps. Pour les temps des temps.
On aurait pu en rester là, tant de jeux de mots à faire sur le temps !
Mais la ritournelle se diversifie et le rythme s’intensifie. Le poème devient plus complexe, il explore le temps des hommes, tant de jours et temps des nuits. Il plonge dans les chemins de vies, les cris, les corps, tant de joies et temps des guerres. Il y a quelque chose de dramatique soudain, on sent le temps qui presse, il reste tant à vivre, une tension s’installe, on passe par le temps des hivers glacés et des loups affamés, et du silence qui ouvre ou ferme le poème.
Il y a tant à comprendre dans ces jeux de mots sur le temps.

Les dessins de Walid Taher et le poème de Bernard Friot n’ont pas été faits ensemble, mais pourtant ils étaient faits l’un pour l’autre. Nous n’avons eu qu’à trouver le rythme graphique du livre, en jouant sur la transparence des pages, qui relie le temps et le poème, le dessin et son carnet.

Enfin, il y a eu la traduction : comment rendre ces jeux de mots du français vers l’arabe ? Golan Haji a pris son temps : il y a tant de mots en arabe pour dire le temps ! Zaman, dahr, waqt, kharîf, 3asr, joulba, sabt, sabât, fatra, 3ajoûz… sont autant de nuances d’intensité, de moments de la journée, de saisons. Certains de ces mots sont usités aujourd’hui, d’autres sont anciens et plongent dans les origines de la langue arabe. La traduction de Golan Haji est savante et ludique : il joue avec chacun de ces mots pour retrouver un rythme et un sens pour chaque duo de vers. Il explore un genre poétique arabe ancien nommé jinās qui utilise le principe des racines arabes pour les intervertir et jouer avec les sons, les allitérations. Golan Haji réussit ainsi une composition poétique virtuose en arabe contemporain !

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17 x 22 cm | broché | 24 pages | poèmes | avril 2025 | 12 €
isbn : 978-2-494753-24-2

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L’hoMMe Montagne et autres drôles d’êtres

[/vc_column_text][vc_column_text]poèmes de Carl Norac * dessins de Natali Fortier
traduit en arabe par Walid Soliman[/vc_column_text][vc_column_text]

L’hoMMe Montagne est né un jour de salon du livre, à la Fête de la poésie jeunesse de Tinqueux. Invité de la matinée professionnelle, Carl Norac s’est avancé pour commencer sa présentation consacrée à son écriture poétique pour la jeunesse : il marchait lentement, sa grande silhouette est montée sur scène. Installées côte à côte dans le public, l’illustratrice Natali Fortier et l’éditrice Mathilde Chèvre se sont dit qu’il ressemblait « à un homme montagne ».
« Enfant, j’étais déjà vaguement poète parce que je ne dessinais que des vagues », a commencé Carl Norac.
Et deux heures durant, il a laissé filer sa pensée de poète parlant des matières qu’il a peu à peu incarnées au fil de sa vie, de façon éphémère : vague, rocher, sable, arbre, montagne… Des matières auxquelles il donnait corps sous nos yeux.

Dans son cahier à dessin, qui toujours l’accompagne, Natali Fortier s’est mise à dessiner un enfant vague, un homme montagne, un homme sable, un homme poème… Mathilde Chèvre, alors en pleine préparation de la nouvelle collection Racines au Port a jauni, s’est mise à décliner des mots issus de ceux prononcés par le poète : rocher, Sakhr, désert, SaHara, magie, siHr, ironie, soukhriya, éphémère, 3âbir, passage, ma3bar, larme, 3abra… etc. À la fin de la matinée, un livre était né.

Nous sommes parti.es de cette matière première pour imaginer le recueil que nous vous présentons ici, dédié au corps et aux matières, à la sensation des corps en paysages, à l’énergie que génèrent dans l’humain les matières qui l’entourent :
• Carl Norac a repris scrupuleusement les champs de mots qui lui étaient proposés par son éditrice, et il a joué à les intégrer par thème, dans des poèmes. En parlant de matières, il nous parle de lui et de son cheminement de poète. Il s’adresse directement à l’enfant lecteur, comme une invitation à déambuler avec lui, à devenir poète lui-même.
• Poursuivant son élan premier, Natali Fortier a rempli des cahiers entiers, à l’intérieur desquels nous avons fait une sélection de dessins, qu’elle a ensuite recomposés.

Le livre, peu à peu, s’est affiné et le voilà, la boucle de L’hoMMe Montagne est bouclée !

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17 x 22 cm | broché | 32 pages (en longues bandes qui se déroulent)
poèmes | avril 2025 | 12 € | isbn : 978-2-494753-25-9

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Mon cœur cheval

poème de Nathalie Mansuy * dessins de Junko Nakamura
traduit en arabe par Lina Ayoubi

Dès la première lecture, ce poème nous a rappelé le thème de la course à cheval dans la Mu’allaqa, la poésie du désert préislamique : la grande course folle, la chevauchée épique, la vie qui défile au fil du pas de l’animal…
Un pas encore et l’enfant grandit, rempli des souvenirs de ces courses sauvages. La course à cheval convoque le souvenir du jeu, quand on était petit.es. Le cœur cheval continue de battre malgré les chocs de la vie, les tristesses et les deuils. Et nos lectures d’enfance nous portent toute une vie…

L’écriture de Nathalie Mansuy est toute simple, elle convoque les souvenirs et sensations de l’enfance, elle invoque et dynamise ce cœur cheval qui bat en nous, nourri des jeux que l’on a joués, des livres que l’on a lus, des souvenirs joyeux qui nous portent.

Ce poème sauvage est accompagné par les peintures libres de Junko Nakamura : nous sommes allées piocher dans ses carnets à dessins foisonnants, ses paysages au pastels gras pour laisser Mon cœur cheval gambader gaiement ! De temps à autres, le cheval apparaît au trop, au galop, en course folle, mais il laisse aussi la place pour que chaque lecteur et lectrice puisse y voir… son cœur cheval !

قلبي الحصان

أشعار: ناتالي مانسوي- رسوم: جونكو ناكامورا
ترجمة: لينا أيوبي

مع أول كلمة، تأخذنا هذه القصائد إلى أجواء سباق الخيل في: « المعلقّات » ،  شعر الصحراء في عصر ما قبل الإسلام
.السباق المحموم، والفروسية الملحمية، وصور الحياة التي تمر في لمح البصر مع دقات خطوات الفرس الجموح

.خطوة أخرى ويكبر الطفل، ممتلئاً بذكريات تلك السباقات الوحشية. يستحضر سباق الخيل ذكرى اللعب، عندما كنا صغارًا
.يظل « القلب الحصان » ينبض فينا رغم صدمات الحياة، والأحزان والفقد. وقراءات الطفولة تظل تحملنا طوال الحياة

،تستدعي كتابة ناتالي مانسوي، ببساطة ورقّة، ذكريات وأحاسيس الطفولة، وتستحضر وتُحيي ذلك « القلب الحصان » النابض بداخلنا
.الذي تحمسّه الألعاب التي لعبناها زمان، والقصص التي قرأناها، والذكريات السعيدة التي هدهدَتنا

 يصاحب هذا الشعر الوحشي لوحات جونكو ناكامورا المنطلقة : فتشّنا عنها في   دفاتر رسوماتها السخية، ومناظرها الطبيعية
! بألوان الباستيل الزيتية التي تجعل « قلبي الحصان » يركض في انطلاق ومرح

،من صفحةٍ إلى صفحة، يظهر الحصانُ مُهَروِلًا، أو مُسرعًا، أو حتى في سباقٍ جنوني
. « تاركاً مساحةً لكل قارئٍ وقارئة ليرَوا فيه « قلبهم الحصان

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17 x 22 cm | broché | 32 pages | poèmes | mars 2025 | 12 €
isbn : 978-2-494753-22-8

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Printemps rouge

poème de Louise Martin Burguier * peintures de Chloé Fraser
traduit en arabe par Miranda Beshara

Que se passe-t-il pendant ce Printemps rouge, exactement ?
Rouge colère, rouge sang, rouge règles,
rouge corps qui gît en bas d’une fenêtre,
rouge fleurs du printemps ?

Reposée, c’est mieux comme ça, au soleil qui ne la brûle pas, qui l’accueille, Louise Martin Burguier laisse flotter son écriture entre les différentes lectures possibles. Ce poème pourra vous sembler selon les jours, profondément désespéré, légèrement menaçant et inquiétant, voire vraiment joyeux. Le printemps rouge est un poème magnifique écrit par une « jeune fille en fleur », au lendemain des années Covid et au début de son adolescence.

Lors de merveilleux salon du livre jeunesse de Sucé-sur-Erdre à côté de Nantes en 2023, Le Port a jauni était invité à intervenir dans un collège. Les classes avaient particulièrement bien préparé les rencontres, nous gardons un souvenir ému des créations faites par les élèves inspiré.es par nos livres, de leurs questions et de leur enthousiasme.
Louise Martin Burguier était l’une des élèves, elle s’est élancée pour lire son poème, Printemps rouge. Le poème nous a semblé incroyablement mûr et polysémique, nous avons réfléchi longtemps, puis proposé de le publier. Pour la première fois, nous publions le poème d’une adolescente, dont nous pensons qu’il peut parler à tout un monde, dans la tristesse, dans les questionnements existentiels, dans la joie de contempler les saisons…

Et pour l’accompagner, voici les arbres rouges de Chloé Fraser, de grandes peintures réalistes : tout est calme, et pourtant, quelque chose menace…

ربيعٌ أحمر

أشعار: لويز مارتان بورجيه- لوحات: كلويه فرازير
ترجمته للعربية: ميراندا بشارة

ماذا الذي يحدث بالضبط  خلال هذا الربيع الأحمر؟ أحمر غضب، أحمر دم، أحمر الحيض، أحمر جسد يرقد تحت النافذة، أم أحمر زهور الربيع؟

.مُستريحةً، هكذا أفضل، تحت شمس لطيفة لا تحرقها،.. تستقبلها : هكذا تترك لويز مارتن بورجيه كتابتها طافية، تتراوح بين عدة قراءاتٍ ممكنة

.ربما تبدو لكم هذه القصيدة، وبحسب الأيام، يائسةً جداً، أو مُنذِرة وقلقة قليلاً، وأحياناً ربما مبتهجة
.ربيعٌ أحمر « قصيدة رائعة كتبتها » فتاة متفتحة كالزهرة « في أعقاب » سنوات الكوفيد التي تواكبت مع فترة مراهقتها

خلال صالون كتاب الشباب الرائع في سوسيه-سور-إيردر بالقرب من مدينة نانت عام 2023، وُجِهت الدعوة لدار الميناء الأصفر للحديث في
إحدى المدارس الإعدادية. استعد طلاب الفصول جيداً لهذا اللقاء، ونحمل في النفس ذكرى تأثُرِنا لرؤية إبداعات
.الطلاب من وحي كتبنا، وتساؤلاتهم وحماسهم

.لويز مارتن بورجيه كانت واحدة من هؤلاء الطلاب وقد انبرت لتلقي قصيدتها « ربيع أحمر ». بدت لنا القصيدة ناضجة ومتعددة المعاني بشكل لا يُصَدَّق
لقد فكرنا ملياً ثم اقترحنا نشرها. هذه هي المرة الأولى التي ننشر فيها شعراً كتبته فتاة يافعة تخاطب به عالماً بأسره، في حزنه، في
..تساؤلاته الوجودية، وفي بهجة تأمل مجيء الفصول

…وقد اخترنا أشجار كلويه فرازير الحمراء لتصاحب تلك القصيدة بلوحات كبيرة واقعية: كل شيء هاديء، ورغم ذلك، هناك شيءٌ ما مُهدِّد

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17 x 22 cm | broché | 24 pages | poèmes | mars 2025 | 12 €
isbn : 978-2-494753-23-5

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Le baume de mon grand-père

poèmes d’Alzbeer Suliman et Elsa Valentin * illustrations de Frédéric Hainaut
traduit en arabe par Golan Haji

C’est une histoire d’enfance dans un village du Darfour au Soudan.
C’est une histoire de famille, de filiation et de mémoire.
C’est l’histoire d’un grand-père merveilleux, qui comprend et soigne les êtres, les plantes et les bêtes, qui comprend son petit garçon impétueux.
C’est l’histoire d’un petit garçon impétueux qui se souvient, de son enfance, de sa famille, de son grand-père dans un village du Darfour au Soudan, à présent qu’il est exilé en France.

Ce livre est le second volume d’une trilogie issue de la rencontre d’Elsa Valentin avec Assam Mohamed, Alzbeer Suliman et Adam Mahamat dans les Hautes-Alpes.
À leur arrivée en France, suite à un long parcours en provenance du Soudan pour Assam et Alzbeer et du Tchad pour Adam, ils avaient besoin d’apprendre le français. Tout en leur enseignant à écrire et prononcer les mots de sa langue, Elsa s’est constitué un petit lexique de mots en arabe pour apprendre elle aussi. Ainsi, leur récit d’enfance s’est tissé en deux langues. C’est comme cela que l’on apprend à parler, par besoin de se raconter et de dire le monde.
Pour rendre compte de ce tissage entre le français et l’arabe, nous avons gardé dans ce livre certains mots en arabe au milieu du texte français, et inversement. Une transcription phonétique, autour du texte, permet de les prononcer dans l’autre langue.

Le premier volume, Poème sucré de mon enfance, raconte l’enfance d’Assam Mohamed au Soudan quand il était gardien de chèvres. Dans ce second volume, Alzbeer Suliman rend hommage à son grand-père et se souvient de son enfance espiègle.
Cette trilogie est illustrée par Frédéric Hainaut : pour traduire l’histoire d’Alzbeer, il choisit ici les feutres, il trace, grave, des roches, des grains, du bois, des gens. Il y a plein de détails dans ses images, on peut s’y plonger longuement ! Comme dans des souvenirs d’enfant.

بلسَم جدي

أشعار: الزبير سليمان وإلزا ﭬالانتان– رسوم : فريديريك إينو
ترجمه إلى العربية : جولان حاجي

.هي حكاية من حكايات الطفولة في قرية في دارفور بالسودان. هي حكاية العائلة وتتابع الأجيال، والذاكرة

.حكايةُ جدٍ رائع حكيم يعرف كيف يعتني بالكائنات والنباتات والحيوانات ويحفظ جيداً حفيده المتهور
.هي حكاية ولدٍ نَزِق يتذكر طفولته، عائلته، جده في إحدى قرى دارفور في السودان بينما هو حاليا مغترب في فرنسا
.هذا الكتاب هو الثاني في ثلاثية وُلِدت من لقاءٍ جمع إلزا ﭬالانتان وعصام محمد، الزبير سليمان وآدم مهمات في جبال الألب

،لدى وصولهم إلى فرنسا بعد رحلة طويلة وشاقة كانوا بحاجة لتعلّم اللغة الفرنسية: عاصم والزبير قدما
،من السودان وآدم أتي عن طريق تشاد. وبينما تعلمهم كتابة ونطق كلمات من لغتها
.كونت إلزا قاموساً صغيراً من الكلمات العربية لتتعلم هي الأخرى

 وهكذا، انتسجت قصص طفولتهم باللغتين أثناء رحلة التعلم المتبادلة تلك، حيث يتعلم المرء الكلام
من واقع حاجته لأن يحكي للعالم عن نفسه. ولنعكس هذا التداخل الذي حدث في هذه التجربة
.الإبداعية بين الفرنسية والعربية، احتفظنا في نص هذا الكتاب ببعض الكلمات العربية في وسط الكلمات الفرنسية، والعكس

.كذلك أضفنا وصفاً صوتياً مصاحب للنص يمَكِّن كل القاريء، إن أراد، أن يقرأ النص باللغة الأخرى
. « الجزء الأول من الثلاثية كان « قصيدة طفولتي الحلوة ، ويحكي عن طفولة عصام محمد في السودان عندما كان راعياً للغنم
.في الجزء الثاني من هذه الثلاثية، يُحَيي الزبير لسيمان ذكرى جده ويستعيد ذكريات طفولته المرحة

يرسم هذه الثلاثية فريديريك إينو: في قصة الزبير، يختار الرسام الفلوماستر
.حيث الخطوط صريحة واضحة يرسم بها وينقش صخواًر، بذوراً، أخشاباً وشخصيات
.تعجُّ القصة بالتفاصيل والصور التي سوف تستغرقنا مطولاً، تماماً كما تفعلُ بنا ذكرياتُ الطفولة

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17 x 22 cm | broché | 28 pages | poèmes | janvier 2025 | 12 €
isbn :978-2-494753-16-7

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Rien à faire, on s’embourbe

poèmes d’Édith Azam * illustrations de Pauline Barzilaï
traduit en arabe par Golan Haji

Écrire sur l’écriture, écrire sur le corps, écrire sur le corps en écriture ; faire entendre l’oralité dans l’écrit, faire entendre le cri de la difficulté de vivre, faire entendre le corps qui s’exprime dans l’écrit : voici le projet à l’œuvre ici.
L’écriture d’Edith Azam est magnifique et politique, dramatique et humoristique. Elle se lit et s’entend à tous les âges. Elle s’oralise et s’amplifie à chaque nouvelle lecture.
En écho à ces mots, Pauline Barzilaï a peint un cycle. Celui d’une lune. Ou d’un soleil. Ou d’une vie.
Et nous le mettons en page dans un livre qui s’ouvre et se déroule, jusqu’à ce que la courbe de la lune, ou du soleil, ou de la vie, soit entièrement déroulée, ouverte, écrite, dessinée.

Finalement ce livre devient une longue bande de poèmes qui se lèvent et se couchent. Rien à faire, on s’embourbe…

ما باليد حيلة، نحن عالقون في الوحل

قصائد بقلم آديث أزام – رسوم : ﭘولين برزيلاي
ترجمها إلى العربية: جولان حاجي

،الكتابة عن الكتابة، الكتابة عن الجسد، الكتابة عن الجسد الذي يكتب، أن يصير الصوتُ مسموعاً في النص، أن تُسمَع صرخةُ الحياة الصعبة
.أن يُسمَع الجسدُ الذي يتكلم بالكتابة: هذا هو المشروع الذي يشغلنا هنا

. تكتب آديث أزّام بأسلوب رائع وسياسي، فيه من الحس الدرامي بقدر ما فيه من الدُعابة والمَرح. يقرؤها ويتذوقها كلُ الأعمار
.تُسمع وتتجدد أصداؤها مع كل قراءة

. وتفاعلاً مع أصداء هذه القصائد، رسمت ﭘولين برزيلاي دورة مكتملة : دورة القمر، أو الشمس، أو دورة الحياة
،وقد نسّقنا هذه الرسوم في الكتاب بحيث ينفتح ثم يتكشّف، الصورة تلو الصورة، حتى يظهر لنا منحنى القمر أو الشمس بالكامل
هكذا تتكشّف الدورة كاملة على صفحات الكتاب، ونراها مكتوبةً ومرسومة  ليصبح هذا الكتاب شريطاً مصوراً من الأشعار التي تُشرق
.وتَغرب على صفحاتِه

 … « !ما باليد حيلة، نحنُ عالقونَ في الوَحل »

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SÉLECTION PÉPITES 2024 dans la catégorie Fiction Ados
17 x 22 cm | broché | 24 pages (en longues bandes qui se déroulent)
poèmes | novembre 2024 | 12 € | isbn : 978-2-494753-13-6

 

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tous les poèmes en français…

tous les poèmes en arabe…

© Le port a jauni / Catherine Vincent, 2024
enregistrement et mixage : Catherine Vincent
création musicale : Vincent Commaret
lecture en français : Édith Azam | lecture en arabe : Hala Omran

Poèmes à la c(r)oque

poèmes d’Annie Agopian * illustrations de Clothilde Staës
traduit en arabe par Golan Haji

Poèmes à la coque, poèmes aux carottes,
poèmes à la croque au sel, poèmes à croquer,
plus ou moins bons à manger, parfois même « beurk ! », poèmes vitaminés et pâtissiers… ce sont les Poèmes à la c(r)oque !
Annie Agopian joue avec les mots, les sons et allitérations, les fruits et légumes, les glaces et les bonbons : elle compose ainsi un recueil de comptines contemporaines, judicieuses et délicieuses, destinées à être lues aux tout-petits, moyens, très grands, très vieux et particulièrement goûteuses à l’oral !
À partir des poèmes, Clothilde Staës est à son tour entrée en cuisine : gravure, culture et confiture, les Poèmes à la c(r)oque sont linogravés !

 

قصائد للطقطقة

أشعار: آني أجوبيان – رسوم : كلوتيلد ستاس
نقلها إلى اللغة العربية : جولان حاجي

! قصائد للطقطقة، قصائد للقرقرشة ! « أشعار تفتح شهيتنا وأخرى « يعععععق
! قصائد بالخضروات والفيتامينات وقصائد خرجت لتوها من الفرن لنأكلها.همّ! هممّ

،في هذا الكتاب، لعبت آني أجوبيان بالكلمات والأصوات والجناسات، والفواكه والخضروات
والآيس كريم والحلويات وخلطتها وألفت بها مجموعة من أغاني الأطفال المعاصرة، الذكية واللذيذة، ليقرأه
! الأطفال الصغار، ومتوسطو العمر، وكبار السن، وكبار السن جدًا، هذا لأنها لذيذة عندما نلتهمها

بفضل تلك القصائد الشهية، دخلت كلوتيلد ستايس بدورها إلى المطبخ: فنقشت ولونت وقلّبت الكلمات
! « حتى نضجت تماماً، فخرجت « قصائد للطقطقة

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17 x 22 cm | broché | 24 pages | poèmes | septembre 2024 | 12 €
isbn : 978-2-494753-12-9

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L’homme sans paysage, battre la campagne

poèmes de Mo Abbas * illustrations de Jeanne Macaigne
traduit en arabe par Lina Ayoubi

Poète urbain, Mo Abbas est habitué à battre le pavé de Marseille et MACADAM ! à courir les rues des villes, avec « une bonne paire de chaussures, un carnet, un crayon et une tortue imaginaire en laisse », selon sa propre expression.  Mais quant à battre la campagne… c’est une autre affaire ! Et d’ailleurs, qu’est-ce que la campagne ? La nature ? Un paysage ?

Grand lecteur de poésies qui témoignent de la beauté, la pureté, la puissance de la Nature, Mo Abbas raconte ici sa difficulté à entrer dans un flot lyrique quand vient son tour d’écrire sur le sujet. Il témoigne de son ignorance des mots pour bien nommer ce qui l’entoure, de sa difficulté à sentir ce qu’il lui « faudrait ressentir », à dire un bien-être, une aisance, un épanouissement qu’il ne ressent pas, de son incapacité à savoir, puisqu’il ne sait pas ! Homme sans paysage, Mo Abbas raconte sa quête de Dame nature et finalement bat la campagne à grand renfort de jeux de mots.

En contrepoint, l’illustration de Jeanne Macaigne foisonne de détails végétaux et de vie naturelle. Et l’homme, quand il y est présent sous la forme d’un homme–papillon, se fond dans le paysage. Nous aimons ces images qui, loin d’illustrer à la lettre les poèmes, témoignent d’un rapport personnel et différent de l’illustratrice au corps et au paysage.

Ce livre n’est donc pas un recueil d’écologie poétique ou de poésie écologique. Il pose la question du point de vue et du ressenti sur les paysages qui nous entourent, il aborde, en substance, la question de la présence au monde, avec humour et truculence.

 

 رجل بلا مناظر 

أشعار: مو عباس – رسوم : جان ماكينيّ
نقلته للغة العربية : لينا أيوبي

شاعر شوارع المدينة، مو عباس اعتاد أن يشق طرق مارسيليا « ماكادام »، وأن يقطع شوارع المدن
متسلحاً بفردتي حذاء، دفتر، قلم وسلحفاة « مُتخَيّلة بطَوق » بحسب تعبيره. ولكن أن تكون الرحلة إلى
الريف..فهذه قصةٌ أخرى تماماً! فما هو الريف؟ والطبيعة؟ والحقول؟

مو عباس قارئ نهم للشعر الذي يصف جمال الطبيعة ونقاءها وقوتها، وهو يروي هنا صعوبة الدخول
في التدفق الشعري عندما يجيءُ دوره في الكتابة عن ذات الموضوع. إنه يشهد على جهله بالكلمات
اللازمة لتسمية ما يحيط به بشكل صحيح، وعلى صعوبة الشعور بما « يجب أن يشعر به »، في التعبير
! عن الرفاهية، والسهولة، والوفاء الذي لا يشعر به، وعدم قدرته على المعرفة. ، لأنه لا يعرف

.رجل بلا مناظر »، يروي فيه « مو عباس » قصة بحثه عن الطبيعة الأم وتغلبه أخيرًا على الريف بالكثير من التورية واللعب بالكلمات »

،وعلى الجانب الآخر، تزخر رسوم جين ماكينيّ بتفاصيل النباتات والحياة الطبيعية. كذلك الإنسان، عندما يكون حاضراً في صورة الرجل/ الفراشة
يندمج في المشهد الطبيعي. هذه الصور محببة إلينا، فهي بعيدًا عن ترجمة القصائد بشكل حرفي، تظهر علاقة شخصية ومختلفة بين الرسام و
.الجسد والمناظر الطبيعية

إن هذا الكتاب ليس ديوانا للشعر البيئي أو عن البيئة الشعرية. إنه يطرح مسألة رؤيتنا وشعورنا
.بالمناظر الطبيعية التي تحيط بنا، ويتناول، في جوهره، مسألة الوجود في العالم، بروح الدعابة المشاكِسة

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17 x 22 cm | broché | 32 pages | poèmes | octobre 2024 | 12 €
isbn : 978-2-494753-14-3

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Un chat dans la cafetière

poèmes de Raphaële Frier * collages d’Agathe Monnier
traduit en arabe par Golan Haji

J’ai la nostalgie du pain de ma mère, du café de ma mère, des caresses de ma mère,
et l’enfance grandit en moi, jour après jour,
et je chéris ma vie, car si je mourrais, j’aurais honte des larme de ma mère
•••••••
(à ma mère, extrait de La terre nous est étroite et autres poèmes, Mahmoud Darwich traduit de l’arabe – Palestine – par Elias Sanbar)

Un chat dans la cafetière a pour point de départ ce poème de Mahmoud Darwich, ainsi que le thème du café et celui de l’enfance. Raphaële Frier et Agathe Monnier ont composé un recueil de mémoires sensorielles et d’anecdotes croustillantes en listant leurs propres souvenirs d’enfants, ceux de leurs proches, ceux qu’elles ont lus.

Pour un enfant, le café, c’est tout à la fois :
une boisson interdite dans laquelle on a le droit de tremper un canard •
• un lieu fascinant réservé aux grands mais où l’on est toléré, sur le zinc •
 un jeu de dînette, un geste d’adulte, le moment du réveil où l’odeur emplit la maison, le moment après le déjeuner quand les adultes s’enflamment et se disputent, le moment dans la nuit où mon grand-père se lève et me réveille pour manger ensemble en cachette des gâteaux et de la fouace…

Posez-vous la question, souvenez-vous… Le café, pour vous, quand vous étiez petit.e ?
Un chat dans la cafetière est un recueil de poèmes illustrés, particulièrement destinés aux enfants qui n’ont pas le droit de boire du café. Et aux grands que le café fait rêver.

 

قطة في الركوة

أشعار: رافاييل فريار– كولاج : أجات مونييه
 نقلها إلى اللغة العربية: جولان حاجي

أحن إلى خبز أمي وقهوة أمي ولمسةِ أمي..وتكبرُ فيّ الطفولةُ يوماً على صدرِ يومٍ وأعشق عمري لأني »
. « إذا مِتُّ..أخجل من دمع أمي

كتاب « قطة في الركوة » ينطلق من تلك الأبيات لمحمود درويش، كذلك من موضوع القهوة وموضوع
الطفولة.  لقد أبدعت رافاييل فريار وأجات مونييه ديواناً للذكريات الحسّية وللذائذ الطريفة التي
.نتذكرها ونحن نقرأ ذكريات الطفولة مع أقربائنا مراراً

عند الطفل، القهوة هي كل تلك الأشياء معاً: هي المشروب الممنوع الذي يغرينا أن نغطس فيه مكعب
السكر! هي ذلك المكان المخصص للكبار فقط والذي يصطحبنا إليه بابا أو جدو لنجلس على الطاولة
! العالية بالقرب من ماكينة القهوة المدهشة

القهوة عندما نلعب لعبة المائدة نقدم في الأطباق والفناجين كأننا كبار، وكأن القهوة ساخنة.  تعبِّئ
رائحتها البيت في ساعات الصباح أو بعد الظهر عندما يتكلم الكبار ويحتدم بينهم الحديث أو عندما
! يوقظني جدي في وسط الليل لنأكل سراً سوياً الكعك بالسكر

وأنتم يا أصدقائي، هل تتذكرون ماذا كانت القهوة بالنسبة لكم وأنتم صغار؟
.قطة في الركوة » هو ديوان شعر مصوّر، موجه خصّيصاً للأطفال اللذين يُمنع عليهم شرب القهوة »
.وإلى الكبار اللذين تجعلهم رائحةُ القهوة يهيمون مع الذكريات

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17 x 22 cm | broché | 24 pages | poèmes | septembre 2024 | 12 €
isbn : 978-2-494753-11-2

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© Le port a jauni / Catherine Vincent, 2024
enregistrement et le mixage : Catherine Vincent
création musicale : Richard Gérard
lecture en français : Raphaële Frier et Richard Gérard | lecture en arabe : Mohamad al-Rashi et Catherine Estrade

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