Autour de “Mes idées folles” : mon accordéon d’une langue à l’autre

En deux mots

Le point de départ de l’atelier est un livre bilingue en français et en arabe, Mes idées folles, qui nous sert de trame, mêlé à d’autres lectures de livres illustrés.
Animation d’un atelier plurilingue autour d’écritures orales puis productions d’écrits, de calligraphies et illustrations de mots.
Création d’un accordéon rassemblant des productions écrites et graphiques.
Chaque enfant emporte chez lui le livre qu’il a réalisé.

Déroulement de l’atelier

• Lecture bilingue de l’album Mes idées folles (Ramona Badescu*Walid Taher, Le port a jauni, 2017)
• Atelier d’écriture : dans ma tête, mes idées folles
Nommer une idée / décrire l’idée / lui donner un nom / quel cri pousse mon idée ? / mimer l’idée / quelle est la couleur de mon idée ? On peut parler dans toutes les langues, on peut passer d’une langue à l’autre et redire ce que l’on vient de dire, crier, chanter dans une autre langue.
En alternance avec la présentation des idées par les enfants : possibilité de lecture de l’album À quoi tu penses ? (Laurent Moreau, Hélium, 2011) qui met en jeu de façon graphique les idées que l’on a dans la tête. Puis écriture du haïku des idées : une première fois collectivement à l’oral, puis individuellement à l’écrit, constitution d’une liste de mots pour décrire mon idée : sa couleur, son lieu de vie, son odeur, ses bruits, les expressions de son pays… Liste de mots à la Pérec, puis sélection de trois mots au hasard et écriture d’un court haïku.
• Atelier d’illustration :
1) À la manière des créatures-idées imaginées par Walid Taher, donner corps, couleurs et expressions à une idée imaginaire (matériel : format A5, papiers découpés et collage).
2) Une idée minuscule et reproductible à l’envi : réalisation d’une idée minuscule sur un tampon en mousse (5 x 5cm), choix d’un fond de couleur et impression du tampon (matériel : A5, mousse, carton, encres aquatint)
3) La rencontre des idées : par groupe de deux ou trois, sur un grand format, mise en commun des tampons et mise en scène de la rencontre des idées, tous les tampons peuvent s’échanger entre les groupes ; sur ce grand format, sélection avec un pochoir des zones graphiques que l’enfant veut conserver dans son livre (matériel : A2, tampons, encres aquatint, pochoir A5)
Rmq : en fonction du temps imparti à l’atelier, l’une, l’autre ou l’ensemble de ces propositions peut être exploré.
• Assemblage du livre : l’atelier se termine par l’assemblage des textes et illustrations format A5. Où peut-on placer un texte ? en vis-à-vis, sur le dessin, le texte peut lui-même devenir dessin… Une fois assemblé, le livre est blotti dans une couverture. Chacun présente son livre aux autres participants.

Données techniques

Durée : 2 h minimum (les ateliers peuvent être déployés et aménagés sur plusieurs séances avec un même groupe)
Participants : jusqu’à 12 participants, à partir de 7 ans
Lieu : Médiathèque, école, autre…
Tarif : Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ici (+ déplacement/logement/frais de matériel arts plastiques à prévoir ensemble)

Autour de “Nous irons au bois” : mon accordéon des bois

En deux mots

Le point de départ de l’atelier est le recueil Nous irons au bois (2016) qui nous sert de trame au fil tout au long de la séance, mêlé à d’autres lectures de livres illustrés.
Animation d’un atelier d’écriture et illustration autour de l’idée d’un inventaire des quarante objets, personnes, lieux… qui, à la manière de l’arbre, marquent notre vie.
Création d’un petit livre-accordéon qui rassemble les pages dessinées et écrites durant l’atelier par chacun des enfants, qui emporte chez lui le livre qu’il a réalisé.

Déroulement de l’atelier

• Lecture bilingue de l’album Nous irons au bois.
Jeu collectif à l’oral : le choix de la chose (objet, personne ou lieu) et l’inventaire
1) Choix de la chose, c’est-à-dire l’objet, personne ou lieu connu de tous et différent pour tous, qui sera le sujet de l’inventaire (l’équivalent de l’arbre dans Nous irons au bois). Il peut s’agir d’une voiture, d’une maison, d’une rue, d’une grand-mère, d’un boulanger, d’un lit, d’un vélo, d’une pierre… L’important est que cette chose puisse être déclinée à l’envie, qu’elle soit commune, fréquente, quotidienne.
2) Inventaire collectif de toutes les déclinaisons d’être de cette chose, de tous les mots et sensations qui permettent de la définir, de la décrire… Cette liste reste commune au tableau.
Atelier d’écriture : mon secret, acrostiche et haïku
1) Comme un secret, chacun écrit une phrase sur cette chose choisie, sur sa perception intime.
2) Acrostiche : à partir du mot de la chose, écriture d’une ou plusieurs acrostiches.
3) Haïku : à partir de la liste de mots attachés à la chose, écriture d’un haïku
Rmq : en fonction de l’âge des participants, l’une, l’autre ou les trois propositions d’écriture pourront être réalisées.
Matériel : écriture au stylo ou à la plume sur format A5
Atelier d’illustration :
En explorant plusieurs techniques de transfert (monotypes, transfert au pastel gras sur encres de couleurs ou papiers colorés), illustration d’une ou plusieurs déclinaisons de la chose.
Matériel : A5, pastel gras et encre aquatint, encres de gravure pour monotypes.
Assemblage de l’accordéon et lecture: l’atelier se termine par la mise bout à bout dans l’ordre choisi par l’enfant des pages A5 (écriture et illustration) qu’il a réalisées. Une fois assemblé, l’accordéon est blotti dans une couverture. Chacun présente son livre aux autres participants

Données techniques

Durée : 2 h minimum (les ateliers peuvent être déployés et aménagés sur plusieurs séances avec un même groupe)
Participants : jusqu’à 12 participants, à partir de 7 ans
Lieu : Médiathèque, école, autre…
Tarif : Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ici (+ déplacement/logement/frais de matériel arts plastiques à prévoir ensemble)

Autour de “Poèmes du soir” : le noir, la nuit, les bruits…

En deux mots

Le point de départ de l’atelier est le recueil Poèmes du soir (2016) qui nous sert de trame au fil tout au long de la séance, mêlé à d’autres lectures de livres illustrés.
Animation d’un atelier d’écriture et illustration autour du thème de la nuit, de la peur, ce qui brille le soir, ce qui grouille dans le noir, les mots en –uit et en –oir…
Création d’un petit livret format A5 qui rassemble les pages dessinées et écrites durant l’atelier par chacun des enfants, qui emporte chez lui le livre qu’il a réalisé.

Déroulement de l’atelier

• Lecture bilingue de l’album Poèmes du soir.
• Jeu collectif à l’oral : les inventaires des sensations de la nuit
1) Inventaire des sensations de la nuit, ce que l’on voit, ce que l’on entend, ce que l’on sent et ressent… Approfondissement de cet inventaire en précisant les mots par des adjectifs ou de courtes phrases.
2) Inventaire des mots en –oir et en –uit.
Atelier d’écriture : mon secret, acrostiche et haïku
1) Haïku : à partir de la liste de mots de l’inventaire N°1, écriture d’un ou plusieurs haïkus.
2) Acrostiche : à partir d’un des mots des deux inventaires, écriture d’une acrostiche
3) Comptine : 1, 2, 3… comptine à partir des mots qui riment en –oir et en –uit.
Rmq : en fonction de l’âge des participants, l’une, l’autre ou les trois propositions d’écriture pourront être réalisées.
Atelier d’illustration :
Sur un grand format A2, dessin d’un paysage de la nuit.
Réalisation d’un tampon d’un élément tout petit que l’on trouve la nuit.
Assemblage du grand paysage et d’un ou plusieurs tampons réalisés et que l’on peut se prêter.
À l’aide d’un pochoir, choix dans le grand format de pages A5 que l’on veut garder dans le livre
Matériel : A5, pastel gras et encre aquatint, mousse et carton.
Assemblage du livre : l’atelier se termine par l’assemblage des textes et illustrations format A5. Où peut-on placer un texte ? en vis-à-vis, sur le dessin, le texte peut lui-même devenir dessin… Une fois assemblé, le livre est blotti dans une couverture. Chacun présente son livre aux autres participants.

Données techniques

Durée : 2 h minimum (les ateliers peuvent être déployés et aménagés sur plusieurs séances avec un même groupe)
Participants : jusqu’à 12 participants, à partir de 7 ans
Lieu : Médiathèque, école, autre…
Tarif : Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ici (+ déplacement/logement/frais de matériel arts plastiques à prévoir ensemble)

Autour des “Roubaiyat” : bizarre, bizarre…

En deux mots

Le point de départ de l’atelier sont les recueils de quatrains égyptiens (Roubaiyat) traduits par Le port a jauni et publiés dans une version bilingue en français et en arabe, Roubaiyat (2015), Plumes et poils de Roubaiyat (2016), Par la fenêtre des Roubaiyat (2017) qui nous sert de trame au fil tout au long de la séance, mêlé à d’autres lectures de livres illustrés.
Animation d’un atelier d’écriture et illustration autour de la forme poétique des Roubaiyat de Salah Jahine, des quatrains philosophiques, humoristiques, ludiques, qui toujours s’achèvent par une exclamation déconcertée ‘agabî ! (que l’on a traduite par “Bizarre ! Bizarre !”), et toujours respecte une rime A-A-B-A. Les poèmes, écrits en dialecte égyptien, jouent avec la truculence de la langue parlée et proposent une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l’innocence, l’absurdité du monde, son origine, sa raison d’être et de tourner, la cruauté… Une méditation existentialiste, une invitation au voyage et une forme ludique qui séduit beaucoup les enfants.
Création d’un petit livret format A5 qui rassemble les pages dessinées et écrites durant l’atelier par chacun des enfants, lequel emporte chez lui le livre qu’il a réalisé.

Déroulement de l’atelier

• Lecture bilingue de poèmes Roubaiyat (issus de l’un ou/et l’autre des recueils)
• Jeu collectif à l’oral : inventaire des choses bizarres que l’on voit tous les jours
Chez soi, dans la rue, à l’école, ailleurs… Atelier d’écriture collectif autour des choses bizarres de notre quotidien, avec pour consigne de finir par deux rimes, une rime A et une rime B, préétablies ensemble. Un scribe enregistre cette liste dans laquelle on pioche ensuite quatre éléments en respectant la règle de A-A-B-A, et voilà un premier quatrain écrit !
• Atelier d’écriture : des quatrains à l’envi
À partir de la liste, chaque enfant peut écrire un ou plusieurs quatrains. Il peut s’éloigner de la liste collective et ajouter ses propres vers en respectant la consigne de la rime en A ou B.
• Atelier d’illustration :
Réalisation d’un tampon en mousse et carton illustrant une des choses bizarres énoncées dans les quatrains. Sur un format A5, illustration de chaque quatrain en utilisant son tampon + les tampons apportés par Le port a jauni. (Matériel : A5, encre aquatint, mousse et carton)
• Assemblage du livre : l’atelier se termine par l’assemblage des textes et illustrations format A5. Où peut-on placer un texte ? en vis-à-vis, sur le dessin, le texte peut lui-même devenir dessin… Une fois assemblé, le livre est blotti dans une couverture. Chacun présente son livre aux autres participants.

Données techniques

Durée : 2 h minimum (les ateliers peuvent être déployés et aménagés sur plusieurs séances avec un même groupe)
Participants : jusqu’à 12 participants, à partir de 7 ans
Lieu : Médiathèque, école, autre…
Tarif : Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ici (+ déplacement/logement/frais de matériel arts plastiques à prévoir ensemble)

Autour de Poèmes en paysages : les haïkus naturels

En deux mots

Le point de départ de l’atelier est le recueils Poèmes en paysages (2015) qui nous sert de trame au fil tout au long de la séance, mêlé à d’autres lectures de livres illustrés.
Aborder l’écriture poétique et le rapport entre nature, écriture, peinture, sensations corporelles à travers la création d’un petit livre en accordéon illustré, qui rassemble les pages dessinées et écrites durant l’atelier par chacun des enfants, lequel emporte chez lui le livre qu’il a réalisé.

Déroulement de l’atelier

Lecture du recueil Poèmes en paysages dans les deux langues, français et arabe.
• Les haïkus naturels (atelier d’écritures) :
– Jeu d’écriture orale, collectif : je marche dans un paysage (une prairie, la forêt, le ciel, une rue, le bord de mer…) et je vois, j’entends, je ressens, je sens…Établir à l’oral une liste de mots et de sensations que l’on enrichit d’adjectifs et dont on précise la couleur, l’odeur… Au hasard, choisir trois éléments de la liste et écrire un haïku.
– Haïku solitaire : même jeu, mais seul et à l’écrit, en choisissant un autre paysage que celui exploré par le collectif.
– Chacun lit son (ses) haïku (s) aux autres.
• Le corps peint en paysage (atelier d’illustration) :
– Chaque dessin est inspiré d’un haïku écrit lors de la consigne précédente. Les haïkus peuvent être échangés ou prêtés entre participants
– Le principe de l’atelier d’arts plastique est de mêler deux techniques de dessin pour permettre la rencontre d’un corps (ou d’une partie d’un corps) avec un paysage. Plusieurs techniques peuvent être mêlées, par exemple : un corps au pastel gras / un paysage à l’encre aquatint ; un paysage à la plume et encre de chine / un corps à l’encre de couleurs ; un paysage en lavis de gris, plume et entre de chine / un corps en papiers découpés de couleurs ; corps et paysage en monotype avec encres de gravure.
• L’accordéon final :
– Assemblage des haïkus et des illustrations (soit en vis-à-vis, soit en mettant en scène le poème dans l’image), puis assemblage des pages en accordéon.
– Réalisation de la couverture qui unifie et entoure le tout.

Données techniques

Durée : 2 h minimum (les ateliers peuvent être déployés et aménagés sur plusieurs séances avec un même groupe)
Participants : jusqu’à 12 participants, à partir de 7 ans
Lieu : Médiathèque, école, autre…
Tarif : Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ici (+ déplacement/logement/frais de matériel arts plastiques à prévoir ensemble)

Autour de La roue de Tarek : à la recherche de mon ami

En deux mots

Le point de départ de l’atelier est l’album La roue de Tarek (2007) qui nous sert de trame tout au long de la séance, mêlé à d’autres lectures de livres illustrés.
Aborder la question de l’image narrative et de la bande dessinée à travers la création d’un petit livre accordéon illustré, que chaque participant remporte chez lui.
Expérimenter le principe narratif de « la perte… la quête… les retrouvailles » qui constitue un moteur classique du livre pour enfants.

Déroulement de l’atelier

• Lecture du livre « La roue de Tarek», en français et en arabe.
• Explication du fonctionnement de l’atelier : individuellement, les participants vont choisir un héros, une chose qu’ils voient par leur fenêtre et qui va disparaître (s’envole, roule, part en voyage…). Le narrateur part à la recherche de cette chose perdue et croit la retrouver dans divers éléments qui peuvent lui ressembler. À la fin, le narrateur retrouve ce qu’il a perdu.
• Réalisation d’un accordéon illustré :
– Première étape : illustration d’une fenêtre avec tout ce que l’on voit au travers + choix de la chose qui va disparaître. Cette fenêtre constitue la page 1 du livre en accordéon.
– Deuxième étape : réalisation d’un tampon qui représente la chose qui disparaît et s’en va.
– Troisième étape : peinture de l’accordéon et différents paysages par lesquels passe la chose perdue + apposition du tampon de la chose qui disparaît (disparition parce que la page est saturée du même motif et qu’on ne reconnaît plus la chose / parce que la chose est cachée dans le paysage). Cette étape correspond à 2 pans de l’accordéon, comme la suivante.
– Quatrième étape : la chose perdue réapparaît en pop-up au milieu de la page.
– Dernière étape : on replie l’accordéon, on le colle dans une feuille de couleur, on réalise une couverture, on donne un titre à l’histoire.

Données techniques

Durée : 2 h minimum (les ateliers peuvent être déployés et aménagés sur plusieurs séances avec un même groupe)
Participants : jusqu’à 12 participants, à partir de 7 ans
Lieu : Médiathèque, école, autre…
Tarif : Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse, ici (+ déplacement/logement/frais de matériel arts plastiques à prévoir ensemble)

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